Pas de doute, l'été sévit bien sur l'Hexagone. Et si la canicule ne suffit pas à persuader les sceptiques de nature, les traditionnels feuilletons estivaux qui envahissent notre quotidien en cette saison dissipent toutes incertitudes. Le ballon rond n'est pas épargné par cette redondante déferlante à épisodes. Et qui dit saga à multiples rebondissements, dit premiers rôles à fort caractère pour tenir en haleine un inconditionnel public dont nous faisons partis Seb et moi.
Cette année, le vainqueur de la palme pourrait bien être Fabien Barthez. Une gueule, une personnalité controversée depuis peu et une propension certaine à se moquer du qu'en dira-t-on en font l'objet idéal de toutes les attentions. Ce d'autant plus que l'horizon de ce dernier est bien nébuleux ces temps-ci, pour ne pas dire mystérieux. Silencio stampa depuis la finale de la Coupe du monde, le portier des Bleus, reclus dans sa propriété familiale ariégeoise, à Lavelanet, médite probablement sur son avenir...
Car depuis l'annonce de son départ irréversible de l'OM en mai dernier, le divin chauve n'a jamais laissé entendre qu'il souhaitait poursuivre sa carrière à n'importe quel prix. Fidèle à son image de personnage quelque peu détaché, faussement nonchalant, Barthez avait surtout donné l'impression de vouloir se faire plaisir. Pas d'ultime défi sportif en mire, simplement une grosse envie d'évoluer sans pression aucune au plus haut niveau.
Et quelle destination plus indiquée que la ville rose pour assouvir les dernières volontés sportives de l'ancien portier marseillais? Lui, le gamin de Lavelanet, qui fit ses classes à Toulouse avant d'y affûter ses premières armes en 1991. Une évidence, le choix du cœur d'un homme qui a déjà tout gagné ou presque, à jamais dans les annales du sport tricolore avec ses records du nombre de sélections dans les buts français (87) et de capes bleues portées en phase finale de Coupe du monde (17).
Seulement, la conclusion rêvée n'est pas réellement d'actualité pour l'heure. Les dirigeants haut-garonnais rechignent et ne partagent pas forcément l'élan sentimental de Fabien Barthez. Le président du TFC, Olivier Sadran, n'avait ainsi pas hésité au début du mois à claquer la porte au nez des premières rumeurs: "Christophe Revault étant a priori en pleine possession de ses moyens, tout comme Nicolas Douchez et Benoît Benvegnu, il n'est aucunement envisagé à ce jour un recrutement au poste de gardien de but", avait-il tenu à préciser en prenant soin de ne pas citer de nom.
Les bruits de couloirs ayant toutefois la peau dure dans le football, Elie Baup était à son tour monté à la tribune dernièrement pour confier son embarras: "C'est vrai qu'il aimerait finir sa carrière à Toulouse, qu'il souhaite terminer avec moi, comme il avait débuté. Mais la réalité est que l'on a deux gardiens sous contrat, trois si l'on compte Benoît Benvegnu. Il y avait une possibilité pour Fabien du fait que Revault, blessé au genou, n'avait plus joué depuis janvier. Mais Christophe revient même s'il est encore en phase de reprise. Ce serait ennuyeux de se retrouver avec un quatrième gardien".
Un temps annoncé partant pour Bastia, le très prometteur Nicolas Douchez, qui avait par ailleurs prolongé son contrat de quatre années en avril dernier, devrait théoriquement garder les cages toulousaines en attendant un retour au premier plan éventuel de Christophe Revault. Ainsi talentueusement pourvu, il apparaît alors évident que le TFC n'a guère besoin d'un renfort au poste de gardien de but. Aussi fabuleux soit Fabien... BOTERO31











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