Sébastien Loeb a du mal à y croire. Pour trois dixième de seconde, le français est devancé par le finlandais, marcus Grönholm. Dans un duel au coude à coude, le finlandias, plus que jamais leader, dépasse un Sébastien Loeb déçu, «J'ai poussé la voiture aussi vite que je pouvais. Même si je perds au final, je préfère prendre les huit points que de faire une carte blanche en étant sorti de la route». En tête après les deux premières journées, le français se fait boublé dès dimanche matin avec l'acquisition de la première spéciale du jour au finlandais. Courte défaite qui coûte à Loeb. Au classement général, il pointe désormais à 10 points derrière le finlandais.
Réactions:
Marcus Grönholm (FIN/Ford Focus), vainqueur: «C'était vraiment très serré, jusqu'au bout. Je ne me suis pas vraiment fait plaisir pendant ce rallye, parce que c'était très stressant, il fallait réfléchir tout le temps, pour choisir les pneus et penser à plein d'autres choses. La veille du départ, j'étais très fatigué toute la journée, puis quand le rallye a commencé, mon rhume a disparu. Aujourd'hui (dimanche), je me suis un peu bloqué l'épaule, alors je conduisais d'une main et je faisais des zigzags (rires). Dans la dernière spéciale, j'ai encore fait deux petites erreurs, mais ça ne m'a rien coûté. Seb s'est peut-être trompé de pneus pour la dernière boucle, mais ça ne lui a coûté que deux dixièmes sur trois... C'était bien de gagner ici, pour reprendre une partie des points perdus en Allemagne dans la dernière spéciale. C'est bien, mais la route est encore longue jusqu'à la fin du championnat.»
Sébastien Loeb (FRA/Citroën C4), 2e: «Je ne peux pas être content d'un rallye que je termine à trois dixièmes du vainqueur, c'est frustrant mais c'est comme ça, c'est la course, on voulait tous les deux gagner et on s'est battus tout le week-end, c'était trois jours de course très intenses et on voulait y croire jusqu'au bout. J'ai tout essayé, je me sentais bien dans la voiture, j'ai poussé pendant tout le rallye et j'ai pris les risques qu'il fallait. J'ai fait quelques erreurs, Marcus aussi, par rapport aux pneus et à la météo. Finalement, tout ça s'est équilibré et il fallait bien qu'un des deux pilotes gagne. Ca coûte surtout cher au championnat, car on passe de huit à dix points de retard, au lieu de six. Dimanche matin, on a été un peu malchanceux, car il s'est mis à pleuvoir après que j'ai choisi mes pneus pour la dernière boucle de trois spéciales, et surtout après le départ de Grönholm. Je ne pouvais rien y faire. Après l'arrivée, on s'est félicité avec Marcus, mais on ne s'est rien dit de spécial. Il reste trois rallyes sur asphalte, il va falloir essayer de les gagner et espérer que des pilotes vont s'intercaler entre nous. Et sur la terre, on a montré qu'on était dans le coup, que la C4 nous permet de nous battre pour la victoire. C'est encourageant pour la suite du championnat. Il n'y a plus qu'à gagner, et on fera les comptes à la fin».
SEB











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