Contepomi a goûté au beurre de la défense française.
Il a dû aimer pour y être revenu par deux fois.
Retour sur une humiliation:
Heureusement que l'équipe de France était motivée pour ce dernier match. Heureusement car le score aurait pu être bien pire. Heureusement qu'il fallait battre enfin ces argentins pour ce qui se devait être la revanche du match d'ouverture. Heureusement. L'Equipe de France à sombré au Parc des Princes. Elle a subit une de ses plus grosses humiliations de son histoire; lors de 'sa' Coupe du Monde. Mais comment pouvait il en être autrement au vu de ce match?
L'entame de match est pourtant française. Mais l'illusion fut de courte durée. Incapables de concrétiser ses occasions, les hommes de Bernard Laporte se heurtent au réalisme argentin. Contepomi, bien servi par Pichot, est à la conclusion de la première véritable occasion sud américaine (28e). Dans la foulée, Pichot tente un drop qui heurte le poteau. Plus incisifs, les Pumas récupèrent le ballon. Ruck fatal pour les bleus. Les argentins progressent et Hasan, du haut de ses 36ans, aplatit. Deux essais encaissés en trois minutes. C'est le début de la fin pour les bleus. 3 - 17 à la pause. Le score peut sembler tout de même sévère pour les coéquipeirs du capitaine Ibanez.
La seconde mi temps sera un véritable fiasco. Une humiliation aussi grande que les espoirs placés dans les bleus au début du Mondial pour décrocher le titre. La faute à un jeu complètement illogique, incohérent et ridicule. Menés au score, les bleus usent et abusent de coups de pied, de dégagements, de chandelles. Ah les chandelles! Rassurez vous, les français savent les faire. Après pour les récupérer c'est autre chose. N'en demandons pas tant. Alors, quand en face vous avez le même profil de jeu, inutile de dire que la folie règne sur le terrain et en dehors. L'art de rendre bêtement le ballon à l'adversaire, les français le maitrise bien. Trop bien même. L'art de de gâcher des actions aussi. Malheureusement c'est tout le contraire que l'on demande. Pourquoi persister dans l'impact quand des autoroutes de dessinent naturellements sur les côtés? Pourtant, des bonnes offensives, les français en ont eu. Mais il leur a été impossible de franchir ce dernier rideau défensif. A trop jouer dans le même mètre carré il était logique que le sur-nombre argentin allait finir par gagner. A ce moment là, Dominici ou Rougerie attendaient dans un espoir sans fin d'être - enfin- lancé vers l'en-but.
A ce petit jeu, les argentins ont été plus fort. Toujours fidèle à leur ligne de conduite, c'est à dire roublardise, jeu limite par moment, les Pumas y ont ajouté une redoutable assurance et une redoutable efficacité en contre. Et les français n'y ont vu que du feu avec une défense aux abois. En manque d'agressivité, les français perdent de très nombreux ballons. Portés par une envie de victoire plus que limitée, les coéquipiers de Pelous, resté en tribune pour cause de blessure, ne font pas le poids face à une hargne et une soif de victoire inébranlable des argentins. Pour autant leur jeu n'aura pas été exceptionnel. Mais c'est la pauvreté tactique et technique de leur adversaire qui les a fait être largement au dessus du lot. Car ce soir ne nous voilons pas la face, l'Equipe de France a été indigne de son rang. Elle a manqué de respect à un peuple tout entier. Elle a été honteuse. Comment oser rendre une copie presque blanche. On retiendra seulement la forme de Nyanga, la pénalité d'Elissalde et l'essai de Poitrenaud en fin de match et cinq essais dans les dents. Cinq essais. A en donner le vertige.
L'Argentine à ridiculisé une bien pâle Equipe de France qui sort de 'sa' Coupe du Monde par la petite porte. Bernard Laporte ne manquera pas d'entendre ses oreilles siffler, lui si décrié pour des choix, par moment, il est vrai, relativements troublants. Quoi qu'il en soit la sixième Coupe du Monde est fini pour notre équipe de France. Car cela est et restera notre équipe de France. L'Argentine monte sur le podium. Les bleus récoltent donc les médailles en chocolat. Une chose est sûre, de l'autre côté du globe une certaine équipe de Nouvelle Zélande doit se mordre les doigts. Côté France maintenant, l'heure est à la reconstruction.
Fiche technique du match:
France 10 Argentine 34
Essais: Poitrenaud (69') / Contepomi (28', 77'), Hasan (32'), Martin Aramburu (53'), Corleto (65')
Transformations: Beauxis (70') / Contepomi ( 29', 32', 78')
Pénalités: Elissalde (18') / Contepomi (21')
SEB











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