Difficile de tirer des enseignements de ce France-Maroc. Avec le match de l'Ukraine en point d'orgue mercredi, difficile de mobiliser à 100% des joueurs pour un match amical. La tâche s'annonce encore plus ardue lorsqu'ils virent un Stade de France acquis totalement à la cause des Marocains. Nous relèverons les regrettables sifflets qui ont accompagné 'La Marseillaise', ce qui nous remet en mémoire un bien triste France-Algérie. Après cet affront, le match peut donc débuter et visiblement l'apport du public donne des ailes aux Lions de l'Atlas qui ne tardent pas à ouvrir le score. Sektioui récupère un ballon mal repoussé par Landreau après une tentative d'Hadji et ouvre le score à la 9ème. C'est avec beaucoup d'entraint que les joueurs d'Henry Michel bousculent une équipe de France pour le moins réaliste. Sur sa seule véritable occasion, elle égalise par l'intermédiaire de Govou après avoir combiné avec Nasri (15e). 1-1 à la pause, mais le match est largement en faveur des Marocains. Abidal et Toulalan rentrent eu début de la seconde période en lieu et place de Gallas et Makélélé. Malgrè tout, le profil de match reste longtemps inchangé. Plus agressifs, plus présents sur le ballon, les Marocains bousculent encore et encore des Bleus qui ont visiblement la tête ailleurs. Cependant, Nasri donne l'avantage aux siens d'un superbe tir croisé (76e). Eclaircie de courte durée. En fin de match, le Maroc revient au score avec force et abnégation. Mokhtari marque le second but (85e) des 'visiteurs' si tant est que l'on puisse les appeler comme cela tellement on avait l'impression de jouer à Casablanca ou Fes. Plus rien ne sera marqué. Raymond Domenech 'remercie' le Maroc qui a, selon lui, offert un jeu qui sera similaire à celui de l'Ukraine mercredi. Quant à William Gallas, il déplore l'ambiance et ce public totalement à la cause des Marocains : «La seule chose que j’ai vue ce soir dans les tribunes, ce sont les drapeaux marocains. C’était pareil face à l’Ecosse alors je ne sais pas, peut-être faut-il changer quelque chose ? On est en France et il n’y a pas de drapeaux tricolores. Je trouve cela regrettable. On parle toujours du fameux 12e homme qu’est le public et ce soir, vous en avez eu un bon exemple. Donc quelque part, cela me paraît normal qu’ils aient plus envie de faire quelque chose que nous, de montrer qu’ils peuvent rivaliser avec la France. Je joue en Angleterre, je vois ce qui se passe aussi en Ecosse, en Irlande, toute cette ferveur des supporters… Je ne sais pas si en France on peut avoir la même. En tout cas, ce soir, j’ai le sentiment qu’il faut que l’on compte que sur nous».
SEB












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