9 participations, 7
victoires. Audi confirme son amour pour les 24H du Mans.
Malgrè l'abandon de deux de leur voiture, la numéro 1
s'impose, tout comme l'an dernier face à l'équipe
Peugeot de Bourdais, la numéro 8. La troisième place
du podium est accrochée par une Pescarolo:
«C’est une grande joie et une grande surprise. Nous
passons un moment fantastique car l’objectif de départ
était déjà de finir et là, on est sur
le podium ! On récolte les fruits de tout notre
travail», déclare le patron de l'écurie,
Henri Pescarolo.
Le classement final
:
1. Frank Biela-Emanuele Pirro-Marco Werner (ALL-ITA-ALL/Audi R10
TDI) 369 tours
2. Pedro Lamy-Stéphane Sarazin-Sébastien Bourdais
(POR-FRA-FRA/Peugeot 908 HDi-FAP) à 10 tours
3. Emmanuel Collard-Romain Dumas-Jean-Christophe Boullion
(FRA/Pescarolo-Judd P01) à 12 tours
4. Joao Barbosa-Stuart Hall-Martin Short (POR-GB-GB/Pescarolo-Judd
P01) à 22 tours
5. David Brabham-Rickard Rydell-Darren Turner (AUS-SUE-GB/Aston
Martin Racing) à 27 tours
Réactions (de
lequipe.fr):
Emanuele Pirro (ITA, Audi N°1, 5e victoire au
Mans): «C'est ma 5e victoire, et mon 9e podium
consécutif, donc c'est très important au niveau
personnel, mais c'est aussi une victoire de toute l'équipe
Audi. On avait pris l'habitude de terminer avec toutes nos
voitures, alors quand on a vu qu'il en manquait deux, on
n'était pas habitués, et on se retrouvait avec une
grosse responsabilité. Je voudrais remercier les
mécaniciens de Peugeot Sport qui nous ont applaudis quand on
est montés sur le podium, c'est un geste d'une grande
sportivité».
Dr Ullrich, directeur d'Audi Motorsport:
«C'est probablement notre victoire la plus difficile à
cause du niveau de la concurrence de Peugeot et Pescarolo, qui a
fait un très beau travail. On avait beaucoup de pression sur
les épaules du début à la fin, le niveau de
stress était très élevé. Si on n'avait
eu que deux voitures, je ne serais pas ici pour vous parler de la
victoire, donc c'est qu'on a eu raison d'en engager trois. C'est la
première fois que ça nous arrive de perdre deux
voitures sur accident depuis qu'Audi court en
prototypes».
Sébastien Bourdais (Peugeot 908 N.8,
2e): «On a fait tout ce qu'on a pu. Merci à
l'équipe qui a fait un travail fantastique. Personne
n'aurait mis un centime sur nous. La fin de course a
été folle, avec des conditions dantesques. A une
demi-heure de la fin, on s'est fait une grosse frayeur avec le
moteur. Je n'ai rien senti mais la pression d'huile est
tombée à zéro. L'auto semblait dessinée
pour 24 heures et 10 minutes. Pas plus. C'était un peu
stressant. On est parti d'une feuille blanche pour arriver à
un podium sur la course la plus difficile du monde. C'est
incroyable et c'est à mettre au crédit de toute
l'équipe Peugeot Sport.»
Stéphane Sarrazin (Peugeot 908 N.8, 2e):
«C'est vraiment extraordinaire de finir cette course. Les
mécanos ont bien réagi, dès les soucis du
début de la course. On a profité des conditions pour
rééquilibrer alors la voiture, puis la piste a bien
évolué et notre 908 a été plus
efficace. A la fin, on a été un peu court et c'est
+top+ de ramener la voiture. Audi a été un tout petit
peu trop rapide, on ne pouvait pas prendre de risque. Ils ont
peut-être essayé de nous pousser comme
ça».
Michel Barge (directeur de Peugeot Sport):
«On a eu très peur à la fin, d'autant plus
qu'on avait perdu une voiture à une heure et demie de
l'arrivée. Mais la chute de pression d'huile a
été trop importante. On s'est même
demandé si on pourrait aller jusqu'au bout. C'était
très, très juste. Maintenant, il faut analyser et
continuer à travailler la fiabilité. On a
montré notre capacité de performance et il faut
arriver à obtenir la même en course qu'aux essais.
Cela va demander encore un peu de temps. Pour 2007, on avait
parlé de rodage. En 2008, il faudra être pleinement
compétitif. Il y aura beaucoup de modifications mais il est
encore trop tôt pour les annoncer. Tout le team est
très complémentaire, avec énormément
d'expérience. Chacun apporte la sienne. Marc (Gené),
avec sa grande sensibilité de la monoplace, ou Jacques
(Villeneuve) ont été des atouts
précieux».
Henri Pescarolo (patron de Pescarolo Sport):
«Merci à tous. On a besoin de votre soutien. La course
a été extraordinaire avec un duel fabuleux. Audi et
Peugeot ont eu la gentillesse de nous laisser une petite place sur
le podium».
Jean-Christophe Boullion (Pescarolo N.16, 3e):
«Je suis forcément heureux. Surtout après ce
qui m'est arrivé l'an passé. Ce résultat me
comble de joie. Il est même plus beau que les deux
précédents car la concurrence était
exceptionnelle. On n'espérait même pas être sur
le podium. Mais le travail de toute l'équipe a
été formidable cette semaine et même cet hiver.
Je suis aussi très content pour Henri.»
SEB
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