L'Afrique du sud est devenu, hier soir, le 6éme champion du monde de l'histoire du rugby mondial en dominant logiquement le dernier vainqueur de cette compétiton: l'Angleterre. Les Springboks ont donc rejoint les Wallabies dans le panthéon des équipes ayant remporté deux fois le trophée Webb-Ellis. Treize ans aprés le sacre mondial à domicile pour sa première participation en coupe du monde, les sud-africains ont réédité cette performance en France et ramené la coupe du monde dans l'hémisphère sud. De son coté, l'Angleterre n'a pas pu réaliser l'exploit qui lui aurait permis de gagner deux fois consécutivement la coupe du monde aprés le sacre de 2003.
Hier soir, c'est, sans nul doute, l'équipe la plus régulière et la plus constante qui est montée sur la plus haute marche du podium. En effet, l'Afrique du Sud n'a pas concédé une seule défaite dans la compétiton et a fait preuve de beaucoup d'assurance et de confiance au fil des matchs décisifs. Même si cette finale ne fut pas spectaculaire et alléchante pour le grand public, elle consacra la meilleur équipe autant sur le plan individuel que collectif. Dans un match fermé dans tous les sens du terme, les Springboks se sont montrés plus complets et plus solides dans toutes les phases décisives. Gros plans sur ces différentes phases......
La mêlée - On s'attendait tous à ce que la mêlée sud-africaine souffre et subisse face à la machine anglaise mais ce ne fut pas aussi visible que cela. En effet, la 1ére ligne des Springboks, même s'il a été bousculé, a plutôt bien géré ses efforts et contenu la fougueuse 1éré ligne anglaise qui lui paraissait largement supérieur à l'image du mastodonte Andrew Sheridan. Pour exemple, la mêlée dans les 5 métres anglais que les sud-africains arrivent à tourner et qui entrainera par la suite une pénalité décisive.
La touche - Les deux tours aériennes sudafs que sont Matfield et Botha ont totalement controlés l'alignement dans ce match et se sont montrés beaucoup plus performants que leur homologues anglais. La premiére période fut trés compliqué pour le quinze de la rose privés de ballon propre dans ce secteur décisif. Par la suite, les débats se sont un peu plus équilibrés à l'image de Shaw qui est venu s'intercalé entre les deux sauteurs sud-africains. Hier soir, les Springboks ont démontré, une fois de plus, qu'ils avaient le plus beau alignement du monde.
Le jeu au pied - Certains résumeront ce match à un jeu au pied infini et à une stratégie inéluctable. Chacune des deux équipes s'est contenté de garder sa stratégie en place et le match s'est résumé à un gros combat entre les deux lignes de 22 métres. Et dans ce cas là, le score et la victoire repose entiérement sur les buteurs qui ont été à 100% ou presque hier soir. Cotés Springboks, Montgomery, qui a beaucoup pesé dans l'occupation du terrain, et Steyn, futur grande star du rugby mondiale, ont marqué les points de leur équipes; cotés anglais, le sauveur Wilkinson n'a pas put influencer son équipe et faire pencher la balance en sa faveur.
Nico






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