Depuis le début de la compétition , l'Australie est sûrement l'équipe la plus en place autant sur le plan tactique que sur le plan du jeu. Les Wallabies s'appliquent à maitriser avec précision toutes les phases du rugby tout en gardant une certaine réserve pour la suite des événements. On le sait, cette équipe australienne n'est jamais aussi forte que lorsqu'elle joue une coupe du monde et que l'enjeux et la pression sont au maximum. Samedi aprés midi, elle affrontera l'Angleterre contre qui elle a perdu 4 ans plus tôt en finale à domicile. Ce match s'annonce comme un choc des extrêmes tant la phylosophie du rugby est différente entre les deux pays et le style de jeu complétement opposé.
La maîtrise - Les australiens ont cette capacité à gérer un match et à imposer leur propre rythme sur la durée ce qui pose souvent des problèmes à leurs adversaires. A l'image de George Gregan, leur emblématique demi de mêlée, les Wallabies peuvent enchaîner les temps de jeu en gardant toujours la même mise en place jusqu'à trouver la faille dans la défense adverse. Cette mécanique est bien huilée grâce à l'excellent jeu au pied et à l'occupation du terrain des trois-quarts australiens. En regardant les matchs des Wallabies, on a cette impression que tout est calculé sur chaque regroupement au centimétre prés.
Le jeu au large - Quand on dispose de joueurs comme Lote Tuquiri, Stirling Mortlock ou encore Chris Latham, on se dit que si le ballon arrive aux lignes arriéres pendant un match, le danger peut provenir de n'importe oû. Le jeu balle en main des trois-quarts australiens est un modéle pour beaucoup - Bernard Laporte compris - car il allie talent et précison sur chaque phase au large. Même sans Stephen Larkham, le lanceur du jeu, les Wallabies multiplient les leures et les courses croisées dans leur ligne pour destabiliser les défenses adverses. Le premier centre Matt Giteau se place souvent en second ouvreur pour donner encore plus de solutions au jeu australien.
Nico



















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